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DE LA VILLE DE PARIS.
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DCCCCXCVL — Pour cent mil livres pour les l m. hommes.
i 6 mars 1558. (Fol. 280 v°.
Du xvi8 jour de Mars mil v° lvu.
Au jour d'uy a esté faict Assemblée generalle de tous les Estatz de lad. Ville, et a esté conclud que l'ung de Mess" du Bureau, avec telle compaignée qu'il sera advisé, doibvent aller à la Court vers le Roy et son Conseil luy faire trés humbles remons­trances qu'il est impossible lever à Paris les c m. livres que le Roy demande à lad. Ville pour la soulde des cinquante mil bommesW, par ce qu'il n'y a vivres ne marchandises à icelle Ville qui ne soit dacée et chargée d'imposition, et n'y a moyen de la lever par
cappitation à cause de la pauvreté desd, habitans, et des grosses sommes de deniers qui ont esté levées depuis neuf moys en ça et qu'on lieve encores de present, tant pour les 111e m. livres acordez au Roy au moys de Juillet dernier(2', autres 111e m. livres après la journée S' Laurens'3', autres 111e m. livres à luy aussi accordez de gré à gré depuis xv jours en ça (*>. Pour faire entendre lad. deliberation, ont esté ex­pediées et envoyées Lettres de par la Ville à Mon­seigneur Illustrissime et Reverandissime Cardinal de Lorraine, dont la teneur ensuit.
DCCCCXCVII.
Lettres à Monseigneur Illustrissime et Reverandissime Cardinal de Lorraine.
16 mars i558. (Fol. 281 r°.)
Monseigneur , "Nous avons tant receu de faveur et ayde de vous en noz affaires, que vous nous avez donné la har­diesse de nous adresser à vous en toutes choses que nous pouvons avoir à faire devers le Roy. Le plus grand affaire que nous y ayons pour ceste heure est la soulde des cinquante mil hommes de pied, la­quelle nous vouldrions povoir fournir au Roy; mais nous en avons tant fourny par le passé, et nous en reste tant encores à fournir que nous craignons et sommes tous asseurez qu'il nous est impossible y povoir satisfaire, soit par capitation, soit par ayde, conime Arous, Monseigneur, avez cy devant entendu et pourrez plus amplement entendre par le sire Marcel, l'ung de nous, ct le Procureur du Roy et de lad. Ville; lesquelz nous vous supplions, Monsei-
gneur, voulloir oyr et faire entendre au Roy les remonstrances qu'ilz ont esté chargez en Assemblée generalle faire à Sa Majesté, tant pour lad. soulde des cinquante mil hommes que pour les dix mil livres tournois que l'on nous demande pour les for­tiffications des villes frontieres, du nombre des­quelles nous sommes de present, aussi que nous nous fortifiions et continuons noz fortiffications à noz despens et sans ayde de dehors.
"Età tant,Monseigneur, nous prirons le Createur vous donner en santé bonne vie et longue.
"A Paris, ce xvi0 jour de Mars mil vc lvu.
"Voz trés humbles obeyssans serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la Ville de Paris. » f5'
DCCCCXCVIII-M. — Pour les l m. hommes de pied. [Pour le greffe des Insinuations, et pour les x m. livres pour la fortification.]
23 mars 1558. (Fol. 281 v°.)
Du mardi xxiii0 jour de Mars mil vc lvii.
En Assemblée le jour d'uy faitte de Mess™ les
Prevost des Marchans, Eschevins de lad. Ville, ct Conseillers d'icelle, pour oyr la response des déléguez
(i) Sur ce point, voir le début de l'article ci-dessus DCCCCXCIV.
(8' A ce sujet, voir la teneur des articles ci-dessus DCCCCXVII et DCCCCXVII1, à la date des 16 et 18 juillet 1557. '3) Cette nouvelle contribution fut levée sur la demande de la Reine, faite en l'Assemblée générale du i3 août: ci-dessus art. DCCCCXXXI, page 498.
C Cette troisième contribution fait l'objet des articles ci-dessus DCCCCXC et DCCCCXCIII (25 février et 5 mars). (5' Le bas de la page est resté en blanc.
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